Le banquier : ami ou ennemi ?

Le banquier : ami ou ennemi ?

Rares sont ceux qui apprécient les appels de leur banquier. Entre :

  • l’annonce d’une mauvaise nouvelle (votre compte est à découvert) ;
  • la projection d’une figure parentale qui nous fait soudainement noussentir le petit garçon ou la petite fille pris en faute ;
  • la culpabilité réactivée par cet appel parce qu’au fond de nous, nous savonsbien qu’il « faudrait » que nous fassions nos comptes plusrégulièrement, que nous devrions nous intéresser à la gestion de nos finances, que nous devrions modérer nos dépenses … ;
  • l’embarras de devoir dire non à une proposition d’investissement dont nousn’avons pas la compétence pour juger de son intérêt…

C’est vrai que les appels du banquier ont tout pour nous mettre mal à l’aise !
Et je ne parle pas des rendez-vous, où le malaise est multiplié par 100 !

Comment répondre en effet à la question : « Comment se fait-il que votre compte montre un découvert de 500 €uros ? » sans avouer que notre situation financière n’est pas, loin s’en faut, notre motif de fierté n° 1 dans la vie ?

Et comment ne pas rester sans voix devant la question suivante : « Comment allez –vous faire pour combler ce découvert ? ».

Sauf bien sûr à regarder le dit-banquier dans les yeux, lui dire qu’on n’en a aucune idée, mais que s’il a 500 €uros qui trainent dans un tiroir, vous êtes preneur !

Alors, pour diminuer le malaise, peut-être serait-il bon d’examiner ce que c’est vraiment qu’un banquier ?

Je vais retenir ici les deux fonctions principales du banquier.

Parmi lesquelles ne figurent pas, écoutez bien : « gérer les finances de son client à sa place » (même les banquiers d’affaires qui offrent à leurs clients des services plus haut de gamme que la moyenne n’ont pas cette fonction !) ; « faire grandir la richesse de ses clients » ; « être le gardien de l’orthodoxie financière » ou « être le redresseur de tord des mauvais gestionnaires ».

Autrement dit, un banquier n’a pas pour fonction de vous juger … même si certains d’entre eux manifestent la fâcheuse habitude de se croire investi de la mission de vous ramener sur le bon chemin de la bonne gestion.
Vue à l’aûne de leurs croyances.

Car n’oubliez jamais qu’un « banquier » (conseiller de clientèle ou guichetier en agence) n’est autre qu’un être humain sculpté par son histoire et les convictions qu’il en a tiré sur ce qu’il faut faire (ou ne pas faire) en matière d’argent.

Le message « être à découvert ce n’est pas bien » dont vous avez hérité de vos parents – et qui n’a aucun sens pour qui a travaillé sur l’argent ! – résonne peut-être également dans la tête du guichetier ou du conseiller de clientèle.

Si les uns et les autres sont (plus ou moins) formés au fonctionnement des produits communément commercialisés par les banques, ces mêmes banques n’ont pas pris soin (que je sache) de leur faire faire le travail nécessaire pour
nettoyer un tant soit peu les croyances limitatives qu’ils ont dans la tête au sujet de l’argent !

Il serait peut-être temps … si l’une d’entre elles est à l’écoute, je suis partante pour vous y aider … c’est mon métier !

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Mais revenons à notre banquier et à ses deux fonctions principales …

  • La première fonction d’une banque – et d’un banquier – c’est de vous rendre tout un tas de services en rapport avec l’argent :  vous proposer des moyens de paiement ; faciliter les transferts d’argent d’une banque à l’autre (ce que l’on appelle un virement) ; stocker l’argent que votre employeur vous donne chaque mois – et le mettre à votre disposition petit à petit dans des conditions de sécurité assez satisfaisantes ; servir d’intermédiaire pour que votre argent, placer sur les marchés financiers, vous rapportent quelques euros supplémentaires …  et même vous avancer l’argent que vous n’avez pas sous forme de découvert ou de crédit.

Que ce soit payant n’a donc rien de choquant : la banque vous rend service ; elle est payée pour le service qu’elle vous rend. Au même titre que la poste qui prend en charge votre courrier ou que la Sncf qui vous transporte d’un endroit à un autre.

  • La deuxième fonction d’une banque est de nature totalement différente : une banque est aussi un commerce.Une entreprise dont l’objectif est de faire des profits.

De mettre à disposition des produits, qu’elle vend plus cher que son coût de production, de manière à réaliser un bénéfice.

Et le simple fait de formuler les choses de cette manière devrait vous éclairer sur un point : l’objectif principal d’une banque, en matière de placements notamment, c’est de gagner de l’argent. Pas que VOUS en faire gagner !

Qu’il soit nécessaire, pour la satisfaction des clients, que vos placements vous rapportent AUSSI … c’est une évidence !
Mais certainement pas au détriment de la rentabilité de la banque. Qui doit payer son personnel, ses locaux, ses frais fixes, ses actionnaires, etc.

Un conseiller en patrimoine me disait récemment qu’une banque, pour couvrir ses frais de fonctionnement, doit obligatoirement conserver pour elle 80% du rendement des produits financiers qu’elle vous vend.

Autrement dit, si un établissement financier vous propose de rémunérer votre argent à 3%, vous pouvez imaginer qu’elle obtient, pour ce même argent, un rendement de 15% !

L’écart est important, mais pas révoltant si l’on accepte l’idée qu’une banque est aussi un commerce. Qui doit couvrir ses charges. Et qui vous rend de multiples services en s’occupant de votre argent.

A vous d’évaluer combien vous voulez la payer pour le service qu’elle vous rend.

Et de regarder, si vous estimez que les frais de gestion de compte sont suffisants pour cela, ce que vous pourriez faire de mieux en matière de placements financiers.

Et pour cela, un peu d’intérêt pour vos finances s’impose !

Nathalie

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